Annoncé par Apple en juin 2023, puis livré début 2024 avec le casque Apple Vision Pro, visionOS a rapidement retenu l’attention du public comme des spécialistes. Ce système d’exploitation ne se contente pas d’afficher des fenêtres : il les place dans l’espace qui entoure l’utilisateur et change la façon dont on interagit avec une interface.
Un système fondé sur la perception
visionOS combine des capteurs sophistiqués – caméras, capteurs de profondeur, suivi des yeux et des mains – avec des algorithmes qui interprètent l’environnement en temps réel. Le système sait où se trouvent les murs, les meubles et les mains de la personne, et peut y ancrer du contenu numérique de façon stable. L’expérience visuelle devient enrichie et personnalisée, au quotidien comme dans les usages professionnels.
Le regard comme pointeur
Le regard désigne, un pincement des doigts valide. Ce couple remplace la souris et l’écran tactile, et change les règles de conception : les cibles doivent être assez grandes et espacées pour être visées des yeux, et l’interface ne doit jamais déclencher une action au simple passage du regard.
Des fonctions qui redéfinissent l’interface
Identification et confidentialité
Parmi les fonctions les plus remarquées figure Optic ID, qui reconnaît l’iris de l’utilisateur pour déverrouiller l’appareil ou valider un paiement, y compris en faible lumière. Les données du regard restent sur l’appareil : une application sait ce qui a été sélectionné, pas ce qui a été regardé.
Réalité augmentée et informatique spatiale
Le système superpose des informations virtuelles à l’environnement réel : fenêtres, volumes en trois dimensions, espaces immersifs. Les applications pour iPad s’y affichent telles quelles, mais les plus réussies sont pensées pour l’espace : profondeur, lumière, ombres et matériaux translucides deviennent des outils de mise en page.
Ce que cela change pour la conception
En pionnier, Apple impose ici une nouvelle grammaire d’interface. visionOS améliore la perception et la compréhension de l’environnement, et oblige à concevoir des expériences qui respectent le confort visuel, la fatigue et l’espace personnel. Avec l’identification par l’iris et la réalité augmentée, il est en mesure de redéfinir notre interaction avec la technologie – à condition que les interfaces restent lisibles, prévisibles et accessibles, y compris pour celles et ceux qui ne peuvent pas utiliser leurs yeux ou leurs mains.